18èmes Journées d’étude Internationales de psycho-criminologie et victimologie

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Nous sommes heureux de vous convier aux 18èmes Journées d’étude Internationales de Psycho-criminologie et Victimologie le mercredi 16 et le jeudi 17 mai 2018. Nous espérons vous y voir nombreux autour du thème que nous avons choisi pour vous :

 

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Promotion 2017-2018 « Mariannick Le Gueut »

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Présentation de la promotion 2017-2018
« Mariannick Le Gueut »

Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes heureux de vous présenter notre promotion, composée de vingt-deux psychologues en devenir, avides de connaissances.

La mention de notre Master 2 s’intitule désormais « Psychologie Clinique, Psychopathologie et Psychologie de la Santé ». Plus précisément, nous avons choisi le parcours dont la spécialisation est la suivante : « Violences, risques et vulnérabilités : psychologie criminologique et victimologique ».

Nous espérons partager avec un maximum d’entre vous notre passion ainsi que nos travaux lors des 18èmes Journées d’Etude se déroulant les 16 et 17 mai 2018.

Notre promotion comprend :

  • En haut de gauche à droite : Théana, Justine, Floriane, Meike, Marie, Maëlle, Julien, Pauline, Théophile, Amandine, Aymeric, Manon, Benoit, Marine, Clémence, Anaïs, Yann
  • En bas de gauche à droite : Tifanie, Charlotte, Mathilde, Anaïs, Lucie

Par ailleurs, nous sommes très fiers d’avoir à nos côtés le Professeur Mariannick Le Gueut :

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Médecin légiste, auparavant chef du service de Médecine légale au CHR-CHU de Rennes, présidente d`honneur de nos Journées d’Etude, Mariannick Le Gueut rend compte de cette rencontre particulière, complexe, avec les mineurs victimes de violences et de l’importance d’un travail interdisciplinaire.

Préceptrice rennaise d’un accueil novateur de l’enfant victime au sein des services médico-judicaires, elle est à l’origine de la création d’une unité d’audition des mineurs, fruit de l’association de différentes disciplines. Ce dispositif s’appuie sur divers champs d’expertises, sur divers acteurs. Cette unité d’audition des mineurs est pensée pour lier l’accueil et le recueil bienveillant de la parole. Parallèlement, la preuve et /ou l’empreinte symptomatique sont recherchées.


En résumé, nous souhaitons partager ici, avec vous, notre intérêt pour la Psycho-criminologie et la Victimologie. Nous espérons réussir, durant les quelques mois qui nous sont impartis, à vous livrer les secrets, les intérêts, les étapes de notre dernière année de formation. Une première vidéo est désormais disponible dans l’article suivant : https://aepcvr2.wordpress.com/2018/01/13/presentation-du-master-par-les-master-2/.

À bientôt pour la suite des informations…
Les étudiants de l’ AEPCVR2

Demande de financement participatif à nos Journées d’Etude

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Nous avons besoin d’une aide financière pour l’organisation traditionnelle de nos Journées d’Etude

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Présentation du projet

        A l’occasion des Journées Internationales de Psycho-criminologie et victimologie, que les étudiants du Master 2 de Rennes organisent chaque année, nous avons plus que jamais besoin de vous et de votre générosité.

Du fait de soutiens financiers limités, certains laboratoires n’étant plus en capacité de nous soutenir, nous sommes en difficulté financière cette année. C’est pourquoi nous avons besoin de votre soutien et de votre participation au financement participatif.

Tout don fera l’objet d’une contrepartie : la retranscription des recherches des élèves de master 2 de Psycho-criminologie.

Nous avons rendu accessible le don aux étudiants et aux petits revenus en fixant de petites sommes allant de 2€ à 50€ pour les plus généreux. Il est également possible de faire don d’un montant libre.

Au plaisir de vous compter parmi nos financiers,

Les étudiants du Master 2 de Psycho-Criminologie et Victimologie

Pour nous aider, cliquez ici.

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Présentation de l’Affiche des Journées d’Etude 2017

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Bonjour à toutes et tous,

Vous l’attendiez, la voici : l’affiche des 17èmes Journées d’Etude Internationales de Psycho-Criminologie et Victimologie de l’Université Rennes 2.

Affiche 17e JE

Le programme et les horaires des Journées sont en cours mise en page, nous reviendrons très vite vers vous.

Pour connaître le thème et les perspectives de nos journées : Cliquez ici.

Pour vous inscrire : Cliquez ici.

Vous pouvez également retrouver l’évènement sur Facebook : Ici.

Rencontre avec un psychologue Interview 7

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Interview de Sophie JACOBS, psychologue à la Maison Départementale de l’Enfance et de la Famille de Nevers depuis 5 ans.

Diplômée en  « Psychologie clinique du développement et des apprentissages », Université de Dijon

Etudiante : Vous travaillez à la Maison départementale de l’enfance et de la famille, avec quel public êtes-vous amenée à travailler ?

Sophie JACOB : La MADEF accueille des nourrissons, enfants et adolescents entre 0 et 18 ans. Le dispositif du Centre Parental accueille également des parents accompagnés de leurs enfants.

Les enfants accueillis relèvent du dispositif de l’aide sociale à l’enfance auquel ils sont confiés dans le cadre de mesures de placement administratives ou judiciaires, en raison de situations familiales compromettant leur bonne évolution.

Les parents accueillis au centre parental avec leurs enfants sont orientés en raison d’un besoin d’accompagnement à la parentalité. Leurs enfants peuvent parfois faire l’objet d’une mesure de placement judiciaire, prononcée dans le cadre du centre parental.

E : Pourquoi avez-vous fait le choix de travailler dans la protection de l’enfance ?

SJ : J’ai connu la protection de l’enfance au travers de stages universitaires longs, notamment à l’ASE. Ma première expérience professionnelle, dans le champ du handicap, m’a amenée à réaliser que la prise en compte du contexte familial était indispensable à la bonne prise en charge d’un enfant en mal-être. Notamment, les enfants que j’étais amenée à prendre en charge en Institut Médico-Educatif relevaient pour la beaucoup du dispositif de la protection de l’enfance, avaient fait l’objet de signalements et la non prise en compte de l’origine intra-familiale de leurs problématiques induisait très souvent une inefficacité de l’accompagnement (éducatif, ré -éducatif et thérapeutique) et un épuisement des professionnels. Le travail en foyer de l’enfance m’a permis d’avoir une pratique clinique s’inspirant des théories systémiques et de donner un autre sens à la symptomatologie que peuvent développer ces enfants.

Le psychologue à la MADEF a deux angles dans sa pratique.

En premier lieu, le psychologue participe à l’évaluation de la situation des enfants ou familles accueillis, au travers d’entretiens individuels, rencontre avec les parents (en visite médiatisée), participations aux réunions sur la situation des enfants (réunions d’équipe, synthèses en interne ou externe,…). Cette mission a pour but de contribuer à déterminer les axes d’accompagnement concernant l’enfant et sa famille et de définir un projet d’orientation, en équipe pluridisciplinaire et dans le respect du travail partenarial avec l’ASE. Un deuxième versant est constitué par la dimension institutionnelle des missions du psychologue : participation aux projets de service, aux réunions éducatives, à la réflexion sur les orientations de l’établissement,…

E : A quelle(s) difficulté(s) cette population vous confronte ou vous a confronté ?

SJ : L’évidence première a été pour moi la nécessité de me former dans le domaine des maltraitances : symptomatologie des enfants, notions juridiques, abord systémique de ces problématiques… notions qui étaient absentes de mon cursus universitaire initial.

Il persiste néanmoins au quotidien une nécessité de poursuivre une actualisation des connaissances dans ce domaine et une nécessité impérieuse pour le psychologue en foyer de l’enfance de pouvoir pendre du recul face aux situations rencontrées et pouvant grandement impacter le fonctionnement institutionnel.

E : À quelle(s) difficulté(s) le cadre institutionnel vous confronte ou vous a confronté ?

SJ : Une trop grande part à ce jour de la fonction du psychologue à la MADEF est dédiée à l’institutionnel, en raison de changements structurels profonds.

Il est également constaté des défaillances majeures dans la qualité de la communication entre les différentes strates de l’institution et entre ses différents services, pouvant nuire au maintien indispensable d’un équilibre de travail.

E : Quel conseil donneriez-vous à un(e) étudiant(e) qui souhaite travailler en foyer de l’enfance en tant que psychologue ?

SJ : Il est indispensable à mon sens d’exercer en foyer de l’enfance en ayant la connaissance de ce à quoi vous pouvez être confronté. Il faut privilégier les espaces externes et internes permettant une prise de recul et l’objectivité du clinicien (supervision et temps FIR).

Un complément conséquent de la formation initiale me semble indispensable pour décoder la symptomatologie des enfants relevant du dispositif de l’ASE et apporter des éléments de compréhension aux équipes qui accompagnent ces enfants au quotidien.

E : Qu’est-ce que pour vous la psycho-criminologie ?

SJ : Cela constitue pour moi la psychologie appliquée spécifiquement aux auteurs et victimes d’infractions pénales, s’intéressant ainsi aux mécanismes psychiques sous-jacents chez chacun.

Elle entretient de ce fait un lien étroit avec des connaissances du système judiciaire et doit s’articuler au mieux avec.

 

 

 

 

 

Rencontre avec un psychologue Interview 6

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Interview de Mme Emmanuelle Toussaint, psychologue au Foyer départemental de l’enfance en Vendée

 

Etudiant : Vous travaillez dans un foyer de placement d’urgence pour enfant, quelles sont vos principales missions ?

Emmanuelle Toussaint : Tout d’abord, qu’est-ce que le Foyer Départemental de l’Enfance ?

Le Foyer Départemental de l’Enfance est un établissement public départemental ouvert 365 jours par an. Service dépendant du Conseil Départemental, il a une mission de service public selon les articles L221.2 et L222.5 du Code de l’Action Sociale et des Familles. Parmi les dispositifs de protection de l’enfance, le Foyer Départemental de l’Enfance occupe une place centrale du fait de sa mission d’accueil d’urgence qui l’amène à pouvoir  accueillir, sans délai, de jour comme de nuit, tout enfant mineur en danger sur le département en maintenant autant que possible les liens avec sa famille (CASF).

La mission de protection de l’enfant qui est déléguée par le Président du Conseil Départemental à l’ASE et transférée au Foyer Départemental de l’Enfance est définie par les attendus du juge dans la décision qu’il prend au titre de l’article 375 du Code Civil. « Si la santé, la sécurité ou la moralité d’un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son  éducation  ou  de  son  développement  physique,  affectif,  intellectuel  et  social  sont gravement compromis, des mesures d’assistance éducative peuvent être ordonnées par la justice… ». Dans le cadre du placement, la mission de protection dévolue au Foyer Départemental de l’Enfance porte à la fois sur l’encadrement éducatif, sur la scolarisation de l’enfant, sur son épanouissement psychologique et sa santé, sur le maintien des relations avec sa famille dans les conditions prévues par le juge.

Les psychologues exerçant au Foyer de l’Enfance relèvent de la fonction publique hospitalière (décret n° 91-129 du 31 janvier 1991 modifié portant statut des psychologues hospitaliers).

Dans le cadre de ses missions en protection de l’enfance, et particulièrement en foyer de l’enfance, le psychologue est susceptible d’intervenir à différents niveau : évaluation, orientation et accompagnement, coordination des soins psychiques, travail de liaison avec les partenaires extérieurs,  travail institutionnel…

Si j’ai pu travailler comme psychothérapeute antérieurement en pédopsychiatrie, mon travail ici est donc différent.

 En tant que psychologue clinicien dans cette institution, une partie de mon travail se fait en direction des usagers. Dans ce cadre, je participe à l’évaluation interdisciplinaire et à la construction du projet de l’enfant ce qui m’amène à rencontrer les enfants/leurs parents afin de réaliser une observation (pour cela j’ai le choix des méthodes et moyens que je mets en œuvre : entretien clinique, éventuellement projectifs, bilan cognitifs, participation à des ateliers,  …). Ces observations, confrontées à celles des autres professionnels engagés auprès de l’enfant et sa famille, visent à améliorer notre compréhension de la problématique personnelle et familiale de l’enfant et participe de l’élaboration du projet de l’enfant. Si besoin, des entretiens ponctuels peuvent être mis en place afin de soutenir l’enfant en lien avec le vécu du placement.

Une partie plus complexe du travail en direction des usagers consiste en l’accompagnement des professionnels dans la mission difficile qui est la leur au quotidien. En effet, actuellement et de manière générale, l’impact des traumatismes et de la maltraitance sur le développement des enfants accueillis n’est pas suffisamment reconnu. Or, sans une compréhension claire des raisons qui sous-tendent les comportements des enfants/des familles, les professionnels sont démunis dans leur stratégie d’aide. A cela s’ajoute la méconnaissance des effets sur eux-mêmes de l’exposition directe ou indirecte à l’immense souffrance et à la détresse des enfants qu’ils accueillent. Tout cela les conduit à perdre confiance dans leurs compétences.

Une autre dimension très importante de mon travail est la coordination des soins psychiques des enfants accueillis. Cela implique de connaitre le parcours de l’enfant afin de favoriser la continuité des soins ou l’accès aux soins et de travailler avec les familles pour les impliquer dans les démarches de soins.

Conduire à bien ces différents aspects du travail nécessite un travail de partenariat continu. Il convient en effet  d’établir des relations de partenariat avec les institutions et services concernés par la santépsychique des mineurs accueillis. De plus, nous contribuons au développement des dynamiques de réseau avec les services et institutions impliquées dans la prise en charge des enfants accueillis en aval et en amont de son admission au Foyer Départemental de l’enfance. Ainsi, optimiser le partenariat constitue une mission importante du psychologue dans l’objectif d’assurer les relais, la continuité et la stabilité des parcours des enfants accueillis.

Enfin, en tant que cadre de conception le psychologue collabore à la dynamique collective de l’établissement (contribution à l’élaboration du projet d’établissement et des projets de service, pilotage de projets, mise en œuvre d’actions de formations en direction des professionnels de l’établissement…).

 

E : A quelle(s) difficulté(s) cette population vous confronte ou vous a confronté ?

ET : Si le placement vise à protéger l’enfant en le soustrayant à un environnement à risque, pour autant, l’accueil dans un nouveau lieu de vie destiné à assurer sa sécurité ne constitue qu’une petite part de la réponse à apporter aux besoins de cet enfant. En effet, il est désormais admis que les conditions de vie dans lesquelles l’enfant a grandi avant le placement, constituent des facteurs de risque majeurs pour son évolution ultérieure et sa qualité de vie. Un tel objectif implique donc d’améliorer la capacité des adultes à répondre de manière adéquate aux besoins des enfants et chercher à ce que les interventions s’appuient sur une meilleure connaissance des enfants, de leurs besoins et de leurs aspirations.

Pour autant, et malgré cette volonté, il s’avère que l’évaluation reste relativement peu formalisée dans le champ de la protection de l’enfance en France. Parmi les explications possibles, il convient de reconnaître que l’inaccessibilité des différents outils recensés ainsi que l’absence de référentiels partagés ne permet guère aux différents acteurs intervenant dans ce champ de les mettre au travail afin de se les approprier et les mettre en œuvre de façon opératoire.

Par ailleurs, l’ampleur des difficultés présentées par les enfants placés rend indispensable d’améliorer notre compréhension de l’impact des situations traumatiques antérieures sur leur développement, lesquelles sont souvent sous-évaluées.

Enfin, bien qu’au sein des politiques de protection de la jeunesse dans les pays anglo-saxons, les connaissances sur l’attachement ont permis une meilleure compréhension des difficultés présentées par ces enfants et de l’accompagnement à leur proposer ainsi qu’aux professionnels qui s’en occupent, ces connaissances sont peu intégrées dans les pratiques françaises en Protection de l’Enfance. Or, mieux outiller les professionnels qui font un travail formidable au quotidien auprès des enfants constitue un préalable indispensable pour que les interventions proposées par les services de protection de l’enfance participent d’une finalité globale qui va bien au-delà de protéger l’enfant d’un environnement inadéquat, mais puisse participer au renforcement de sa résilience et améliorer ses chances pour l’avenir.

Rencontre avec un psychologue Interview 5

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Interview de Nolwenn Le Puil, psychologue des personnels pénitentiaires, à la Direction de l’Administration Pénitentiaire du Ministère de la Justice depuis un an et demi environ.

Diplômée en  « Psychologie Clinique, spécialité Psycho-criminologie et Victimologie », Université Rennes2.

Etudiant : Qu’est-ce que pour vous la psycho-criminologie ?

Nolwenn Le Puil : La psychologie clinique appliquée au champ judiciaire.

Là où la société, au travers de la loi, considère un auteur ou une victime d’infraction pénale ; le psycho-criminologue porte son intérêt sur le vécu subjectif du sujet face à un passage à l’acte violent, qu’il soit agi ou subi. Vécu de l’événement, retentissement, symptôme, parcours de vie, etc. sont considérés. 

 

E : Vous travaillez dans le milieu pénitentiaire, pourquoi avez-vous choisi de mettre vos compétences au service de cette population en particulier ?

NLP : Je travaille au sein de l’Administration Pénitentiaire, auprès de ses personnels. J’ai choisi de mettre mes compétences au service de cette population du fait de leur exposition à des phénomènes de violences (agression physique, prise d’otage, pression institutionnelle, etc.). Mon intervention consiste en une première écoute. Elle est parfois spécialisée du fait d’un événement potentiellement traumatisant (débriefing individuel notamment). Lorsque nécessaire, un relai vers les professionnels exerçant en dehors de cette administration (psychologues, médecins, juristes, etc.) est effectué.

 

E : À quelle(s) difficulté(s) cette population vous confronte ou vous a confronté ?

NLP : Une des difficultés réside dans la prise en charge d’un personnel présentant un risque suicidaire accru. Evaluer le risque, obtenir l’adhésion de l’agent (lien avec les proches, démarche d’hospitalisation, …), ou encore faire avec l’absence de professionnels tels que les médecins de prévention, rendent la prise en charge de ces professionnels parfois très difficiles. 

E : À quelle(s) difficulté(s) le cadre pénitentiaire vous confronte ou vous a confronté ?

NLP : Intervenir auprès des personnels pénitentiaires c’est effectuer de nombreux « temps présentiels » lors desquels il s’agit d’aller à la rencontre des professionnels sur leurs lieux de travail. C’est-à-dire aller au-devant des éventuelles demandes d’entretien, connaitre la spécificité des postes de travail et faire connaitre son intervention à des personnels, notamment des personnels de surveillance. Intervenir sur site, en présence des personnes détenues, des supérieurs hiérarchiques et des collègues des personnels, est une contrainte à considérer.

 

E : Si vous ne pouviez citer qu’une seule qualité indispensable à un psychologue laquelle serait-elle ?

NLP : Avoir un esprit critique.

 

E : Quel conseils donneriez-vous a un(e) étudiant(e) qui souhaite entrer dans le milieu pénitentiaire en tant que psychologue ?

NLP : Se renseigner sur les différentes fiches de poste existantes dans l’Administration Pénitentiaire (psychologue des personnels pénitentiaires, psychologue du parcours d’exécution de peine, psychologue des services pénitentiaires d’insertion et de probation, etc.).

Rencontre avec un psychologue Interview 4

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Interview d’Hélène LAIGO, Psychologue Clinicienne Criminologue à la CUMP 35 :

Titulaire en 2001 du D.E.S.S. de Psychologie Cliniques Criminologiques, Grade de Master, avec mention TB, à Université Haute Bretagne, Rennes II.

 

Etudiant : Pour vous, qu’est-ce que la psycho-criminologie ?

Hélène LAIGO : Pour moi, la psycho-criminologie serait l’analyse clinique fine de situations qui articule le versant victimologique et criminologique part un regard croisé pluri et trans-disciplinaire des champs psychologiques, judiciaires, médicaux et sociaux. Cette approche tient compte à la fois de la singularité du sujet, mais aussi de la complexité de son contexte de vie, ainsi que de ce que les acteurs institutionnels et sociaux engagent dans la construction de dispositifs. Dans ma pratique professionnelle, cette approche globale m’a ouverte à de nouvelles perspectives d’analyses cliniques, d’interventions et de préventions complémentaires à ma formation initiale en psychopathologie. 

 

E : Auprès de quel public travaillez-vous ?

HL : La CUMP a pour mission la prise en charge médico-psychologique immédiate et post-immédiate des blessés psychiques dans des situations d’urgence collective (catastrophe, accidents, attentat)  impliquant un grand nombre de personnes ou susceptibles d’entraîner d’importantes répercussions psychologiques en raison de leur nature, afin de prévenir, réduire et traiter les blessures psychiques. La particularité de la CUMP d’Ille-et-Vilaine est qu’en plus d’être départementale, elle a aussi la compétence régionale (Bretagne) et zonale de défense ouest (Bretagne, Centre Val de Loire, Normandie, Pays de Loire).

 

E : A quelle(s) difficulté(s) cette population vous confronte ou vous a-t-elle confronté?

HL : La difficulté principale réside dans la gestion des médias et les répercussions psychiques de leurs interviews, articles et/ou reportages sur les impliqués/victimes et leur entourage. Heureusement, nos missions sont très (en)cadrées par un coordinateur qui veille à la réalisation de nos missions dans les meilleurs conditions possibles et donc à notre protection et celle des impliqués/victimes. 

 

E : Quelles sont vos missions ?

HL : En tant que psychologue clinicienne criminologue, je travaille en étroite collaboration avec mes collègues médecins psychiatres, psychologue, secrétaire et de nombreux volontaires pluri-disciplinaires. Nous avons différentes missions:

  • interventions immédiates (entretiens individuels, défusing groupal)
  • interventions différées (débriefing, consultations psycho-traumatologiques) 
  • recrutement et formation des volontaires 
  • sensibilisation – prévention auprès des partenaires

 

E : Quels conseils pourriez-vous donner à des professionnels s’apprêtant à travailler dans ce cadre ?

HL :

  • Avant tout, je conseillerai d’élaborer autour de son désir et de sa motivation professionnelle à intervenir dans le domaine de l’urgence et du psychotraumatisme. 
  • D’avoir conscience du risque de psychopathologies du clinicien (traumatisation vicariante, fatigue d’empathie, burn-out, stress voire trauma…) 
  • D’avoir des capacités à travailler en équipe pluridisciplinaire.
  • D’avoir le souci permanent de s’informer et de se former (supervision, formation continue etc.)
  • Et enfin de développer des relations familiales et sociales de qualités et des activités extérieures au travail.

 

E : Si vous pouviez citer une seule qualité indispensable à un psychologue, laquelle serait-elle ?

HL : L’adaptabilité !